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Mercredi 26 mai à 23h30, Maël Garaud, Charles Bertrand et moi-même avons retrouvé l’équipe de We are media makers au Parking de Sauze pour le départ de notre périple de 110 km.

La pleine lune était bien au rendez-vous, la couverture nuageuse laissant place à la magie d’une nuit claire et douce au cœur des Gorges de l’Ardèche.

Nous sommes partis tous les 3 à 00h00, sur un petit rythme, conscients de l’importance de sortir de ce terrain très technique sans blessure et avec suffisamment d’énergie pour la suite. Ces 4h30 jusqu’à Vallon Pont d’Arc furent féériques !

Un peu avant l’arrivée au premier ravitaillement, au 30ème kilomètre, j’ai senti une douleur tendineuse à mon genou droit. Une alerte qui arrive un peu tôt dans la course, mais j’accepte cette douleur. Une telle épreuve d’endurance comporte forcément quelques maux.

Départ à 5h de Vallon pour rejoindre Aubenas. Le tronçon de route fût finalement agréable, à l’aube, avec Pauline – ma compagne – à nos côtés. Manuel Toral prend le relais de pacer à Chauzon.

Après un superbe lever de soleil sur le secteur de Balazuc-Lanas, nous avons quitté Pauline qui commence sa journée de travail à Vogüe, et nous avons rejoint le Château d’Aubenas en avance sur notre horaire (km 65, 8h45). La douleur au genou s’est amplifiée, mais j’ai voulu resté fort dans la tête, quoique moins serein quant à l’aboutissement.

Au départ d’Aubenas, les amis sont là pour encourager. La fatigue s’est pourtant bien installée chez nous deux et nous le sentons vite dans la côte de Lalevade à Fabras. Nous arrivons au Pont de l’Echelette affaiblis, sachant que le plus dur est à venir : l’ascension du Pic Ladenne et de la longue ligne de crête menant au sommet d’Abraham.

Nous sommes repartis visages fermés pour cette première grosse montée qui fût rude, le soleil chauffant déjà fort. A suivi l’interminable piste menant au pied d’Abraham. Petite pause de Charles, qui m’a ensuite rattrapé au kilomètre 98…

Là, mon corps a dit « stop ». J’ai tenté de repartir mais rien à faire, le genou ne me permet plus de tenir debout. J’apprendrai par la suite que mon péroné droit est déplacé depuis longtemps, cause de l’inflammation. S’en suit la dure décision d’abandonner, à une dizaine de kilomètre de l’arrivée.

Grosse décharge émotionnelle une fois arrivé à la voiture de rapatriement. J’étais si proche. Un grand merci aux copains pour m’avoir porté jusque-là !

A La Chavade, nous avons retrouvé tous les spectateurs au rendez-vous : famille, amis, élus. J’ai été très heureux d’apprendre que Charles avait pu finir.

Bravo à lui, bravo à tous les assistants, et bravo aussi à l’équipe de cadreurs et photographes !

Au lendemain de l’évènement, je peux vous dire assurément que nous avons vécu une aventure sportive et humaine fabuleuse. Je n’ai aucun doute sur la qualité du film qui en sortira, compte tenu de la compétence des pros qu’il y a derrière et de l’histoire qu’il va raconter : la beauté du trail et la richesse du territoire traversé par la rivière Ardèche.

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